Je précise que ce calcul n’existe qu’en France. De plus les indications sont différentes selon les collectivités et j’ai aussi une différence de plafond pour ma collectivité selon que je prends le site taxesejour.fr ou le sitye de l’office du tourisme 😀
La taxe de séjour française est un cas à part quand on la compare aux pratiques internationales – voici le résultat de ma recherche via IA :
Ce que fait la France (ton calcul)
Le système français pour les hébergements non classés est assez tortueux : on part du prix HT par personne, on applique un taux de 1 à 5%, on plafonne, puis on empile des taxes additionnelles (taxe départementale, taxe régionale) via ce coefficient multiplicateur — ton 1.44 qui combine le 10% départ + 34% région. Le tout est par adulte, par nuit. C’est un système hybride qui mélange une base ad valorem (% du prix) avec un plafond fixe.
Comment font les autres
La plupart des pays choisissent l’un ou l’autre, rarement les deux :
Forfaitaire pur — C’est le modèle le plus simple. En Italie, c’est un montant fixe par personne par nuit selon la ville et la catégorie d’hébergement (Rome : 3,50€ à 7€). En Allemagne (Kurtaxe), même principe. Pas de calcul sur le prix, pas de plafond à gérer.
Pourcentage pur — Aux États-Unis, la plupart des villes et états appliquent une taxe en pourcentage du prix de la chambre, souvent combinée avec la sales tax. New York tourne autour de 14,75% tout compris. Pas de plafond, pas de « par personne » — c’est sur la chambre. Le Portugal fait pareil avec sa taxa turística mais plafonnée à 7 nuits.
Hybride simple — L’Espagne (Catalogne, Baléares) combine un forfait par nuit selon la catégorie + parfois un % additionnel, mais sans la gymnastique du prix par personne.
Ce qui rend le modèle français particulièrement complexe
Trois choses se cumulent. D’abord le calcul par personne sur une base qui est naturellement par chambre (le prix HT), ce qui oblige à diviser puis remultiplier. Ensuite l’empilement de taxes additionnelles en cascade plutôt qu’un taux unique — ton coefficient 1.44 est élégant comme simplification, mais il masque trois taxes distinctes. Enfin la coexistence de deux régimes (classé = forfaitaire, non classé = ad valorem) au sein du même pays, ce qui double la logique de calcul pour un channel manager ou un PMS.
À titre de comparaison, un développeur qui implémente la tourist tax pour l’Italie ou les US a besoin d’une lookup table et d’une multiplication. En France, il lui faut un arbre de décision avec classification, division, pourcentage, plafonnement, et multiplication en cascade.
C’est typiquement français dans l’esprit : l’intention de proportionnalité (que les hébergements chers paient plus) est louable, mais la complexité d’implémentation est disproportionnée par rapport au montant collecté, qui reste de quelques euros par nuit.
Résumé : pourquoi c’est toujours la merde en France ? C’est comme ca pour tout, même l’IA n’avait pas compris le calcul en lui filant les documents officiels !